Patrimoine

Patrimoines du village de Soheit-Tinlot

 

Le Château de Tinlot

Situé dans un parc superbe, il résulte de la reconstruction du début de 17e siècle (1617) et surtout d’une restauration très romantique du 19e siècle. Il possède une chapelle remarquable fondée par le seigneur de Tinlot, Wathieu de Woot et dont on attribue les très beaux bas-reliefs au talent du célèbre Jean Delcour.
A côté du château, une belle ferme de la fin du 18e siècle.

 

L'église de Soheit - Tinlot : Saint - Maurice

L'ancienne église, citée dès 1205, et sise dans le voisinage de l'ancien donjon fut abandonnée en 1836. L'on édifie, en 1858, le sanctuaire actuel qui renferme quelques très intéressantes dalles funéraires dont une de 1443 avec la représentation d'un chevalier en armes.

La Ferme-Château de Soheit

A proximité de l’église, la Ferme-Château de Soheit dont l’origine remonterait au 13e siècle. On y pénètre par un portail timbré des armoiries Soumagne (Rou)grave. Les constructions bordant la cour datent des 17 et 18e siècles (1757 sur l’un des éléments de la charpente de la grange).

 

Le Château d’Abée

Entouré de douves, le château actuel s’articule autour de son donjon médiéval surmonté d’une flèche aigue. A l’intérieur, une cheminée monumentale aux armoiries de Henry d’Eynatten et de son épouse Alcide de Weerst.
A côté, la ferme du château fut reconstruite en 1828 à la suite d’un incendie d’une rare violence.

 

Le hameau de Saint-Vitu

Le Château, jolie construction du 18e siècle (1751), en brique blanche et calcaire, présente une symétrie dans la construction des deux façades et le toit à la Mansard.

 

Patrimoines du village de Scry

 

Le Château de Tillesse

Connu dès le 13e siècle, il dépend alors conjointement du seigneur de Tinlot et de la cathédrale de Saint-Lambert. Plus tard, il devient une dépendance de l’abbaye cistercienne du Val-Notre- Dame. Il fut construit en plusieurs phases au 18e siècle, par les abbesses du Val Notre Dame, qui y ont laissé leurs armoiries (Lutgarde de Boileu-1755- au fronton nord) ; la dernière abbesse y trouvera refuge à la révolution.

 

L’église Saint-Martin

Caractérisée par un style néo-gothique à peine flamboyant, elle se compose d’une nef unique terminée par un chevet à trois pans. Elle présente en façade une tour néo-ogivale du début du 20e siècle.
A remarquer un intéressant mobilier : un théothèque renaissance en pierre blanche de la seconde moitié du 16e siècle, des fonts baptismaux et pierres tombales…Et les vitraux du XVI e siècle restaurés en 2005. Choeur et nef classés depuis le 1er août 1933.

 « 1559 – 2009 » 450 ANS d’Histoire(s)...

Ces premières considérations nous viennent de ‘l’esquisse historique réalisée en 1959 par le professeur Ivan DELATTE , conservateur des Archives de l’Etat à Liège, à la demande de l’abbé AALBERS, curé à l’époque.
Cette étude a été publiée dans une brochure publiée à l’occasion du 400 ème anniversaire de l’église.

« … Le territoire de la seigneurie d’Abée était entièrement compris dans l’archidiaconé du Condroz et dans le concile d’Ouffet (concile=doyenné). Pendant les derniers siècles du Moyen-Age et une grande partie des temps modernes, on y avait compté trois églises, dans lesquelles le culte était exercé régulièrement : Scry, dont le patron était St-Martin de Tours ; Abée, chapelle consacrée à St-Rémy et Tilliesse à la Vierge.

La première paroisse était de loin la plus importante. Elle exerçait une suprématie sur les deux autres. Le curé de Scry était seul qualifié pour conférer le premier et le dernier sacrement aux habitants de toutes la seigneurie, qui étaient tous tenus à son égard à certaines obligations…

Le curé de Scry pouvait se considérer comme le chef spirituel de la seigneurie. Ce rôle, il le devait en partie à l’ancienneté de sa paroisse. Dans la plus grande partie du territoire soumis à la juridiction du curé de Scry, la dîme se partageait par tiers, ce qui se rapporte toujours à des églises antérieures au 10 ème siècle. En outre, cette église est souvent désignée dans les textes sous le terme « ecclesia matrix » ; cette appellation s’applique toujours à des églises anciennes remontant souvent à l’époque mérovingienne.

L’ancienneté de cette église ressort encore du fait qu’elle avait comme patron St-Martin (vraisemblablement de Tours), saint à l’époque mérovingienne.

Cette église était depuis le 13ème siècle à la collation de l’abbaye de St-Hubert qui nomma les curés jusqu’à la fin de l’ancien régime.

L’église de Scry connaissait déjà un long passé lorsqu’elle bénéficia de la générosité du seigneur d’Abée Jean de Blehen.
Celui-ci la reconstruisit dans le style de l’époque (gothique tertiaire). Il l’orna de beaux vitraux et de meubles liturgiques de grande valeur .
Peu de temps après, en 1565, il stipula des legs importants en sa faveur, de nature à en augmenter les revenus annuels.
La paroisse devait ensuite bientôt bénéficier des réformes introduites par le concile de Trente.
Le premier curé signalé dans les archives, en partie détruites, est le sire Jean de 1515 à 1520… »

L’abbé DEHUT, désservant de la paroisse en 1805 écrit aussi dans sa notice du 24 janvier, que « l’an 400…les fidèles bâtirent à Scry un nouveau temple, beaucoup plus grand que le premier, près de l’éminence, dite la tombe, et le dédièrent sous l’invocation de Saint Martin, leur évêque et leur apôtre … »
L’église actuelle a été édifiée entre 1559 et 1561 : elle comprend une nef unique et un chœur terminé par une abside en trois pans.

En 1910, l’architecte Louis Schoenmackers reprend la partie supérieure du porche dans le style néogothique. Flanquée d’une tourelle semi-circulaire, la tour de plan carré puis octogonal, se démarque du reste de l’édifice par l’emploi d’un petit ,granit plus sombre.

Chœur et nef sont classés comme monument depuis le 1 août 1933.

Dans les années 1980-1990, une progressive rénovation de l’église a débuté sous la houlette de la Commission Diocésaine d’Art Sacré . La réfection de la toiture principale et de la voûte de la nef centrale en furent les premières concrétisations.

Dans une recherche de dépouillement, de simplicité et de sobriété, un dégagement de l’autel massif originel a permis de mettre en valeur les richesses du chœur. Les fonts baptismaux ont trouvé place au fond de l’église.
Une remise à neuf de l’intérieur fut réalisée avec l’aide des ouvriers communaux et la disposition groupée des bancs amena une participation plus proche des fidèles.

Un dossier fut introduit en 1994 déjà pour la restauration des vitraux avec une procédure d’urgence lancée en 1996…

Ce n’est qu’en 2002-2003 avec le précieux concours de l’architecte JORIS que le dossier put enfin être ficelé.
Il comprenait la restauration des vitraux, la peinture du chœur, le carrelage d’une partie de la nef, la porte vitrée aménageant le sas d’entrée, le parvis d’entrée, l’aménagement de l’ancien cimetière et la réfection et un travail important de remplacement de pierres à la tour du chœur.
L’ensemble fut subsidié par la Région Wallonne en tant que monument classé (60 %), la province de Liège (1%) et la commune pour le solde sachant qu’un montant de plus de 20 000 € provint de la générosité des paroissiens manifestée lors des brocantes annuelles ou autres dons.
L’inauguration de cette restauration eut lieu en 2005.

Ces travaux étant à peine terminés, la tour principale se rappelait à l’attention de chacun. Les effets du tremblement de terre de 1983, déjà signalés en 1989 par le Conseil de fabrique, se manifestaient réellement par la désarticulation du mur intérieur en briques...
L’édifice était carcané et sécurisé en 2008…

 

Patrimoine du village de Fraiture

 

L’église Saint-Remacle

Bâtie dans un style néo-roman, elle possède quelques œuvres anciennes : une cuve baptismale à tête d’angle de 1581 ; un monument funéraire de Jean de Brialmont, mort en 1596, seigneur de Fraiture, Gentilhomme du roi d’Espagne et Bourgmestre de Huy, représenté en chevalier à côté de son épouse Louise Van der Meer.

 

 

Les fermes

En prenant la rue de la Vieille Forge, située en face de l’église, vous pourrez admirer trois belles fermes : la ferme Demoitié, construite en 1665 (voir ancrages sur la façade) ; la ferme Grosjean en pierre d’avoine et de calcaire (même époque) ; la troisième aux allures de petit château, surnommée le Vieux Château remonte au 18e siècle.

 

Patrimoines du village de Ramelot

 

L’église Notre-Dame

Située au bord de la route, dans le parc du château, cette église présente une haute tour, peut-être d’origine romane, à laquelle a été accolée en 1731 une nef unique la reliant au chœur ; celui-ci fut reconstruit en 1673 par Louis de Monin et Jeanne Zualart.         

 

 

Le Château

Gentilhommière du juriste liégeois Mathias-Guillaume de Louvrex, bourgmestre de Liège en 1702 et conseiller du Prince Evêque. Les bâtiments les plus anciens datent de 1666, la dernière modification importante date de 1810.

Au carrefour des rues reliant Strée et Ramelot se dresse un tilleul tricentenaire, classé depuis 1973.

 

Le Tumulus

Au bout du village, nous vous invitons à une promenade pédestre vers le sud jusqu’au tumulus qui domine le « tixhe » protégé par un arbre centenaire.

 

Patrimoines du village de Seny

 

La place du Baty

Classée en 1984, la belle place allongée « la place du Baty » ombragée de tilleuls, d’ormes et de peupliers est entourée d'une série de fermes et de maison en pierre typiquement condruziennes ainsi que de l'actuelle église St Pierre qui fut reconstruite en briques au milieu du XIX e siècle et remplace l'édifice construit en 1664 par Hubert de Sutendael, abbé de St Trond.
Les vitraux représentent les vies de St Pierre et de St Trudon, ce dernier de passage à Seny en 655 guérit le Seigneur local de la lèpre et de la cécité.
Le village possède également un château en briques rouges du XVIIIe siècle flanqués de 2 tours carrées surmontées de clochetons bulbeux.

L'église Saint - Pierre à Seny

Les vitraux représentent les vies de Saint Pierre et de Saint Trudon ; ce dernier de passage à Seny en 655 guérit le Seigneur local de la lèpre et de la cécité.

 

Monuments et sites classés de la commune de Tinlot :

 

Tinlot (Abée)

18/05/95 "Façades et toitures du donjon du logis et de la tour flanquant le logis du château

Tinlot (Ramelot)

22/01/73 Tilleul (S), sur la parcelle cadastrale A/31-3
03/01/92 Église Notre-Dame et mur du cimetière; ensemble formé par l'église et les terrains environnants

Tinlot (Scry)

01/08/33 Église Saint-Martin : choeur et nef

Tinlot (Seny)

18/05/84 Place du Baty

 

Les haies et arbres remarquables : http://environnement.wallonie.be/dnf/arbres_remarquables/

Geoportail de la Wallonie - Toute la Wallonie à la carte : http://geoportail.wallonie.be/walonmap/

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